Idéale Chenille

Si vous voulez vous vanter d'avoir fait un tour sur une véritable chenille d'antan, vous devrez absolument être monté sur l'Idéale Chenille ! Pour la trouver en revanche, inutile de parcourir les fêtes de la France entière, mais c'est uniquement sur Lille que vous la trouverez et ce seulement une fois par an...

Son premier emplacement (qu'elle n'occupe plus ces dernières années malheureusement) se situait annuellement à l'entrée de la Foire au Manèges de Lille (de fin août à fin septembre).

Construite en 1922, puis laissée à l'abandon dans les années 80, elle a connu une véritable résurrection entre les mains de son actuel propriétaire : Mr Delannoy qui a su la remettre dans son état d'origine pour le plaisir des passionnés mais aussi des touristes !

Et voici les luxueuses voitures dans lesquelles vous aurez la chance d'embarquer lors de votre voyage dans les temps des ducasses d'avant-guerre... Les voitures  de ce genre de manèges sont évidemment entièrement démontables en plusieurs panneaux distincts qu'il convient de manier avec précaution ; y compris la banquette en sky d'un rouge bordeaux impeccable. Les roues sont bandées et d'un diamètre assez impressionnant, dans le style des chariots d'antan.

Voici une vue sur l'autre côté des voitures, sur laquelle vous remarquerez l'ingénieux système qui permettait aux capotes de ces chenilles de recouvrir les voitures pendant le tour : un cable fixé dans une roue de vélo et actionné depuis la caisse permettait ainsi à la capote de se déplier et se replier à volonté.

Une denière vue sur les voitures nous permet de nous attarder sur leur décoration : des roses sculptées sur les panneaux de bois Un marche pied permet de pllus un accès plus facile à la clientèle.

Impossible de se tromper sur le nom du métier, puisque celui-ci se retrouve sur les panneaux tout autour aux emplacements des 3 bosses.

Le charme absolu de ces manèges était évidemment l'impressionnante capote rouge qui recouvrait les voitures pendant le tour, l'occasion souvent pour les amoureux d'échanger quelques baisers à l'abri des regards indiscrets, ce qui en faisait leur manège de prédilection en son temps !

Autre vue sur le manège lancé "à pleine vitesse"... Qu'on s'entende bien : on ne recherche pas la sensation sur l'Idéale Chenille mais on aprécie surtout son charme!

Le planché, entièrement en bois évidemment vous mènera en haut de l'une des bosses à la petite cabine de caisse d'où vous retirerez vos précieux tickets pour ce petit tour de chenille...

Elle aura finalement été modernisée et laissé la place à celle-ci qui dispose d'un tiroir à l'arrière.

Second emplacement du manège (toujours occupé lui!) : sur le marché de Noël de Lille. A cette occasion, elle n'a rien a envier à sa voisine la Roue Royale, montée sur la Gran' Place, offrant aux yeux de tous ses décors fastueux!

Ses larges panneaux sont tout aussi appréciables de nuit, grace aux ampoules qui les bordent. Le centre du métier est lui même entièrement éclairé des mêmes gerbes incandescentes.

Le montage du métier n'est quant à lui pas une mince affaire. Monté à l'origine sur un chassis de remorque agricole le métier se compose au départ d'une remorque semblable à celle de chenilles ou circuit des neiges qu'on connait déjà sur ce site telle que le Grenoble ou l'Alaska.

Celle-ci, laissée dans un état proche de celui d'origine explique aussi le peu de déplacement du manège : un tel véhicule aurait du mal à supporter des vitesses rapides sur autoroutes et à parourir ainsi de nombreux départements !

Il faut aussi deux semi remorques pour transporter tout le manège qui se démonte pièce par pièce et demande plusieurs jours d'un méticuleux travail pour être assemblé...

Une fois allégée de ses essieux, la remorque telle un container vient reposer à même le sol. C'est autour d'elle que va évidemment se monter toute la structure du métier, sa longueur correspondant ainsi au rayon du cercle décrit par le manège.

Première étape : la semelle et les chevalets sur lesquels repose ensuite le rail. On voit que les éléments de semelle reliant le centre aux extrémités du métier sont assez peu nombreux.

Un bras sert ainsi de repère au forain lors du montage, avançant sur le rail au fur et à mesure que celui-ci se monte et assurant ainsi qu'à aucun moment le manège ne déraillera pas. Ce procédé se retrouve aussi sur le Grenoble.

Une vue sur le centre nous fait voir le mat centrale vers lequel converge les éléments de la charpente. Le toit est de plus surplombé d'un lanterneau,incotournable sur les métiers de ces époques ! On remarquera aussi que les bras reposent encore sur la remorque centre : sur 3 niveaux, la moitié dans un sens, et l'autre dans l'autre sens en raison des roues qui ne se démontent pas de ces lourdes tiges d'acier.

Avant de poser les bras, il faut évidemment placer le plancher qui permettra un meilleur accès aux forains pour leur installation future !

A ce stade le kiosque est quasi assemblé, et pourtant on est encore loin du résultat final...

En plus des magnifique arcadres, resteront à installer les décors de la façade, et biensûr la bâche...!

Sa charpente est elle aussi impressionnante, notamment avec le système d'échelle qui permet de monter sur la toiture. Un système qu'on rerouvait aussi sur des illustres métiers comme l'Alaska...!

Textes : Julien M.

Photos : Didier M. et Julien M.

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