Alaska

Datant de 1950, l'Alaska est un circuit des neiges qui a toujours parcouru le Nord-Pas-de-Calais. Après de multiples propriétaires et bien des modifications, c'est l'occasion sur cette page de revenir sur sa longue carrière et de lui rendre un bel hommage!

L'Alaska n'a pas toujours a ciel ouvert, il avait encore au début des années 2000, un toit des plus impressionnants, comme le témoignent encore les poteaux de bois qui se dressent tout autour du métier, même si certains d'entre eux ont été remplacés par des poteaux en fer dernièrement, plus faciles d'entretiens et équipés de poulies pour hisser les lourds ponts de phares de scènes.

Les voitures en résine, certainement parmis les plus larges qu'on trouve encore sur ce type de métier ont connus bien des coloris... Les voici telles qu'elles sont depuis 2007.

Récemment le métier a aussi troqué son illustre planché de circuit des neiges rose et blanc, remplacé par un plancher plus sobre en bois naturel vernis.

Ces voitures si larges peuvent accuillir sans problème 3 personnes!

Elles n'ont jamais été équipées de feux arriéres mais de petits catadioptres, ni de phares avant d'aillleurs (à l'inverse du Grenoble par exemple), mais de plus grands réfléchissants en forme de carré en guise d'éclairage.

Elles composent ainsi une chaine de 22 voitures, remplaçant depuis longtemps les tous premiers modèles en bois entièrement montable dont était équipé le métier à l'origine!

Au centre plus de gerbe de couleur, ni un quelconque ours polaire, mais une boule à facette! Le ton est donné, l'Alaska a laissé de côté le style circuit des neiges pour revêtir un aspect plus "disco"! 

 

Le voici donc juste avant la repeinte des voitures. Celles-ci étaient encore clairement celles d'un circuit des neiges, toute assorties dans un blanc immaculé!

Avec la perte de son toit, le métier a du trouver une nouvelle cohésion en terme de style, mais aussi dans sa structure. Ainsi, ce sont ces ponts qui portent les phares de scènes qui soutiennent en même temps le haut du métier, comme le faisait autrefois les arcades et autres éléments du toit.

Sur l'avant du métier, 4 gerbes de cabochons ont aussi pris place!

Voici donc l'Alaska en 1988 ; l'occasion de le découvrir avec son toit! A cette époque il est encore pourvu de cache-poteaux en plexi, et tous les côté du métiers sont soigneusement peints sur les thème des sports de glisse!

 

Autre cliché datant du début des années 2000 cette fois. Le circuit des neiges avait déjà une premiére fois eu droit à une mise en peinture de ses voitures dans différents coloris, avant de revenir par la suite à la couleur blanche. Biensur il avait encore son grand chapiteau en bois entouré de ses belles arcades fabriquées par Grattepanche et son nom en toute lettres en bois surplompbant l'entrée du manége!

 

Nous le retrouvons à présent sur la foire d'Hiver de Lens en 2005, sur le parking du mythique stade Bollaert. Les voitures ont entre temps retrouvé leur blancheur digne d'un circuit des neiges, même si les décors ont quelques peu changés de théme.

Et voici l'intérieur de la charpente de son chapiteau tout en bois peint en blanc sur lequel au départ trônait un lanterneau supprimé par la suite.

Sur le haut de la piste circulaire côté caisse : toujours cette vision bien particuliére sur les métiers de grands diamétres... Les 22 voitures, reliées entre elles par des crochets d'attelage installés sur leurs chassis en fer indépendants, formant ainsi la chenille à l'abris des intempéries, sous le majestueux chapiteau rouge et jaune aux mêmes couleurs que la bâche centrale dissimulant le centre du manége et sa remorque que nous découvrions plus bas...

 
Et voici donc à quoi ressemblaient les fameuses arcades du manège en bois...
 

Découvrons cet incroyable métier en montage à présent. Tout part donc d'une remorque centrale autour de laquelle va se monter la structure, à ce stade difficile d'imaginer le résultat final, ni même l'impressionnante taille du manège...

Une fois la semelle posée, les chevalets et les poteaux installées, solidement ceinturés par toutes ces plaques couleur alu, la structure du manège en elle même est posée...

Au centre et donc à l'arrière de la remorque-centre : la mécanique du manège. Une véritable toile d'acier s'est donc tissée autour de cette remorque...

A ce stade, le rail est déjà posé, prêt à acceuillir les bras et bientôt les voitures. Avant il ne faudra biensûr pas oublier de monter le plancher qui repose aussi sur cette même remorque centrale pour le convoi!

Quelques heures encore et la remorque de l'Alaska nous livre encore de ses secrets... Entre chacun des 22 bras, viendra se positionner un chassis sur lequel prendra place une voiture...

Et voici donc à quoi ressemble les fameux chassis, fixés de bras en bras pas des attelages et solidement fixés pas des goupilles. Commence alors de longs allers-retours entre le camion et le métier pour y déposer les voitures... 

A ce stade du montage, le métier pourrait tourner dans l'état. Mais c'est sans compter les éléments de décor qu'il convient de lui rajouter pour le finaliser!

Nous voici donc dans le tunnel pendant le montage de celui-ci. Bientôt ces panneaux de décor occulteront toutes cette partie du métier...

Pas de tunnel sans bâche de fond évidemment!

Pour transporter tout cela un seul camion ne suffit évidemment pas... Ce Renault R340 se charge de l'essentiel du métier (poteaux, chevalets, décors, barrières...) Il a aussi une fonction d'atelier.

A ce stade, le montage du métier est déjà bien avancé et peu de choses sont encore à décharger... Dans le cas contraire, il serait difficile d'en voir le fond!

Un second porteur Renault du même type est en outre nécessaire rien que pour le transport des voitures!

Etant donné leurs tailles, la meilleure façon de les ranger reste de les amboiter les unes dans les autres en dans un ordre précis, et protégées par de la mousse pour éviter les heurts pendant les aléas du transport!

Et voici donc le convoi principal une fois attelé. En plus des planchers, des bras, du calage, la remorque supporte aussi les imposants escaliers qu'il faut levé à bout de bras afin de les déposer à bonne hauteur! Les ridelles quant à eux enferment le chargement lors du transport, mais jouent aussi un rôle dans l'encrage de la semelle, comme on l'a vu plus haut.

Dernière séquence rétro, avec cette photo prise à Hesdin (62) dans les années 80. A l'époque de son immense chapiteau, l'Alaska était transporté par cette superbe semi à son nom, tractée par un Berliet GR260. Un porteur était en outre déjà nécessaire pour les voitures. 

Une bonne partie de la carrière de l'Alaska retracée avec tous ces tickets aux noms des différents propriétaires... Les précieux sésame permettant de tous temps d'accéder à la vitesse maximum sur ses pistes enneigées!!!

 Textes : Didier M. et Julien M.

Photos : Christian B., Didier M., Julien M., et Alain W.

Remerciements : Mr Muller.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×